Ça chauffe à Colombes

Décidément, la rentrée est chaude à Colombes.

Sur le plan sécuritaire, la tragique agression de policiers (« nationaux ») colombiens sur le territoire de Gennevilliers est l’occasion d’entendre dans chaque camp le refrain habituel (chacun campant sur sa position, persuadé de sa justesse).

À droite : « le Maire de Colombes toujours autiste sur les questions de sécurité ! »
À gauche : « le gouvernement toujours irresponsable sur les questions de sécurité ! »

Quand on lit un député UMP dire que la crainte de la sanction est la meilleure des préventions (Éric Ciotti au Figaro), on a quand même des raisons de craindre le pire avec la droite qui renforce « l’arsenal » (tu parles d’un arsenal) sécuritaire à grands coups de lois (surfant autant que possible sur des faits divers) et dépouillant et la justice et la police des moyens de la faire appliquer, sans compter un désintérêt complet porté à la prévention, on se dit que, sur ce plan-là hélas, on ne risque aucune amélioration avant 2012.

Sur le plan des … incendies, la situation est évidemment moins critique qu’en Russie, mais l’incendie du gymnase tout neuf au collège Henri Dunant pose sérieusement la question de l’application des normes de sécurité dans les constructions et/ou des normes elles-mêmes, s’il s’avère qu’elles ont été suivies à la lettre.

On attend donc avec impatience le rapport d’expertise.

Pour autant, ça glose beaucoup à droite sur ce sujet (cf. les déclarations de M. Rainfray, MMes Goueta et Yade dans le Parisien) mais on les sent gênés aux entournures de ne pas pouvoir lâcher une nouvelle diatribe populiste contre le maire, vu que les collèges sont du ressort du Conseil Général, tout ce qu’il y a de plus bleu UMP.

Ce que vous ne savez peut-être pas, amis lecteurs (je ne sais pas si le pluriel s’impose), car l’événement n’a pas eu (et c’est normal) la même répercussion que pour l’incendie à Henri Dunant, c’est qu’il y a eu aussi un incendie (rapidement circonscrit, celui-là, fort heureusement) dans une salle du collège Gay Lussac ce mardi. Origine : vétusté électrique. Aucune victime bien heureusement.

Who’s next?

Une cérémonie laïque

Le samedi, j’apprends la mort de mon père.

Le dimanche, je trouve un avion pour Bastia.

Le lundi, je vois l’employé des pompes funèbres dépêché par notre assurance à la Brasserie de l’hôpital, avec mon frère Pascal.

Nous expliquons que nous voulons organiser la crémation en prenant plus de temps que l’heure allouée par défaut pour ce genre de cérémonie (oui, dans la famille, on est comme ça, on n’aime pas faire comme les autres !). Une heure, c’est trop court, nous demandons deux heures, pendant lesquelles nous voulons être aussi libres que possible pour l’organisation.

Notre interlocuteur hoche la tête, compréhensif.

— En fait, lui dit-on, nous voulons organiser une cérémonie laïque.
— Hum… une cérémonie laïque…
— Voilà !
Il prend notre dossier et se met à écrire et nous demande :
— Comment ça s’écrit, laïque ?

Mon père Yves avec ma fille Esther

Plus tard, notre croque-mort qui nous aura offert par inadvertance un des sourires de la journée (si précieux en ces circonstances) nous expliquera qu’en Corse (où il n’y a pas de crématorium), il n’y a que des cérémonies religieuses qui durent des heures où tout le monde s’habille en noir…

Mal au nombril

Quand j’ai ouvert il y a plus de deux ans ce blog, j’avais annoncé qu’il serait fait de bric et de broc, à l’instar du site « racine » né dix ans plus tôt et lui-même joyeusement bordélique. Je n’avais pas menti. J’ignorais qu’il serait autant délaissé mais on ne maîtrise pas toujours le temps dont on dispose et entre ma vie professionnelle, ma vie familiale, ma vie militante, etc., je suis appelé à effectuer des choix cruels.

C’est pourquoi j’ai toujours trouvé amusant de me voir catégorisé dans les « blogs politiques colombiens » même s’il est effectivement souvent (enfin, proportionnellement, plutôt) question de politique ici. La plupart du temps, quand j’interviens ici pour commenter la vie politique, nationale ou municipale, c’est pour exprimer un sentiment individuel qui me tient à cœur. Et puis je m’amuse ensuite à publier une photo de ma fille ou une terrrrrrible vidéo réalisée par mes enfants et leurs amis. (Réjouissez-vous, le cru 2010, c’est pour bientôt.)

Je voulais faire un billet ici, juste après les festivités du 14 juillet à Colombes, pour dire ce que j’en avais pensé : la formule, copiée quasi à l’identique sur celle de l’année précédente, mais, ma foi, plutôt convaincante (ne pas céder à la facilité, toutefois), le feu d’artifice, très réussi, et puis aussi la simplicité avec laquelle les élus s’étaient mêlés à la population, avec ce qui m’a semblé une évidente proximité. Le maire et son équipe était à table comme d’autres citoyens, accessibles, simplement là et faisant la fête avec les autres. J’ai vu ensuite Philippe Sarre danser le rock’n roll avec Élisabeth Choquet (de mémoire : j’avais pris quelques clichés de paparazzi improvisé, mais impossible de remettre la main dessus). Oh ! Il n’est pas impossible qu’il y ait dans cette prestation un zeste de « com’ », mais bien malin qui peut faire la part des choses entre l’élu en représentation et l’homme se trémoussant aux rythmes irrésistibles de l’orchestre ! Côté communication ou communion, à droite en revanche, je n’ai aperçu qu’Olivier Camp-Vaquer sur place. Les autres ne devaient pas ce sentir concernés par cette célébration nationale et locale à la fois (je suis près à faire amende honorable et ajouter les erratums qui vont bien si j’ai – sans malice aucune – passé sous silence la présence d’autres élus ou « notables » de l’opposition).

* * *

Depuis samedi, Philippe et moi avons un nouveau point commun. Lui et moi avons donc (et sans doute avec nous quelques dizaines ou centaines de Colombiens, certainement) perdu notre père cette année.

Dans des circonstances assez extraordinaires (au sens littéral, ce qui les rend d’autant plus tragiques), mon père Yves a en effet été victime d’un accident sur la voie publique en Corse où il entamait avec ma mère ses vacances. Un fait divers dans la PQR. Un fait nettement moins divers dans la vie d’une famille (et même, par extension, pour quelques autres impliquées de près ou de loin dans l’accident).

Je trouve assez singulier le fait qu’il soit question dans le tout premier article de ce blog de l’héritage paternel ! N’en déduisons pas hâtivement que la boucle est bouclée et que mon blog s’achèvera sur ce message…

J’étais ce dimanche sur les lieux du drame (oui, cette phrase fait un peu cliché je vous le concède) et je me suis un instant recueilli sur place. Les voitures étaient rares, le village éloigné de quelques centaines de mètres, le soleil corse cognait dru, les cigales s’en donnaient à cœur joie pour constituer la seule bande son de cet environnement paisible, l’air était chargé de toutes les odeurs de la Méditerranée.
Je veux croire qu’hormis la seconde (deux tout au plus) de frayeur durant laquelle tout s’est joué, c’est de ce splendide panorama qu’aura joui mon père aux dernières heures de sa vie, et je me suis dit que, oui, c’était tout de même un bel endroit pour mourir.

____________________
Illustration : Callevale, 1er août 2010, 16h41

Ma sœur danse à la Défense

Dans la compagnie d’Ingeborg Lipte. C’était ce mercredi et France 3 a fait un joli reportage sur cette chorégraphe (un reportage parfait hormis la coquille sur notre nom de famille !)

Découvrez Ingeborg Liptay danse et défie l’âge à la Défense sur Culturebox !

F[r]êche

Cher (et rare – j’entends par là : précieux, évidemment !) lecteur, tu me reprocheras avec raison la rareté de mes interventions ici. Déjà à sa création, le rythme n’était pas très soutenu, mais là, ça bat des records. Je ne peux que plaider coupable. J’avance au jury, comme circonstance atténuante, le fait que j’ai démarré en janvier un nouveau boulot qui absorbe beaucoup de mon énergie.

Je ne romps pas le silence pour vous présenter mes excuses mais quelques pensées en vrac inspirées par le cas « Frêche » en Septimanie Languedoc-Roussillon.

  • L’héritage Hollande (encore !) : combien de dérapages faut-il pour « raisonnablement » (?) exclure un membre du parti ? Frêche est un multi-récidiviste, et on se souvient que c’est sous le règne de François Hollande que le premier rappel à l’ordre a tant tardé à sonner.
  • Ça n’est pas qu’une histoire de discipline de parti, encore moins d’un affrontement Paris versus le reste de la France (comme on l’entend dans les médias). Faut-il être parigo (tête de veau) pour trouver déplaisants les propos de Frêche sur les Harkis ? J’ose espérer que non. Preuve en est d’ailleurs que, localement, les habituels partis alliés du PS ont refusé l’alliance avec Frêche.
  • Un homme politique ne se mesure pas qu’à l’aune des réformes qu’il entreprend. Le bilan est globalement bon (ce qui explique d’ailleurs une nette avance dans les intentions de vote), mais faut-il, pour l’atteindre, des méthodes autocratiques (qui sont le principal travers de Frêche, car c’est un système permanent alors que ses propos créant la polémique restent – heureusement – occasionnels) et un caractère de cochon ?
  • Le PS, comme les autres partis d’élus, a du mal avec le renouvellement. Georges Frêche a 71 ans (rappelons-nous que le PS défend encore officiellement la retraite à 60 ans !), il est élu depuis plus de 33 ans. Pour le déboulonner (puisque c’est bien de ça qu’il s’agit), le PS met face à lui Hélène Mandroux, une femme (ahhh !) de … 69 ans (ohhhh…). Les « quadras » du PS qui voulaient botter le cul aux éléphants du parti sont désormais « quinquas » et, à mon avis, pas très bien partis aujourd’hui pour les effacer du paysage en 2012 (qui vivra verra).
  • Alliance avec les Verts : une occasion ratée ? Jusqu’où est prêt à aller le PS pour déboulonner son cacique septimaniaque ? Faire basculer la région à droite, sans doute. Partager la région avec les Verts, apparemment pas. (Faut dire que Jean-Louis Roumegas n’est pas des plus charismatiques — mais quand même, c’est un quadra, lui.) Nous verrons bien les résultats du premier tour, mais en partant séparément, les chances de passer au second pour une alliance de gauche sans Frêche sont minces comme du papier à cigarette.

* * *

Quelques infos sur l’élection 2010 en Languedoc-Roussillon sur le site Wikipédia.

Régionales 2010 : Faut que ça saigne !

Une bien bonne chronique de Stéphane Guillon, ce matin sur France Inter !


Régionales 2010 : Faut que ça saigne !
envoyé par franceinter. – Regardez les dernières vidéos d’actu.

Blanche Colombes

En rentrant hier soir d’une virée parisienne (vu et apprécié un très beau spectacle de Silvia Malagugini à La Bellevilloise : Malagun), il tombait quelques petits flocons, juste de quoi donner au sol une allure métallique.

Ce matin, les premiers flocons avaient appelés de nombreux renforts et Colombes s’est réveillée sous une belle couverture d’hiver.

Mon petit chaperon rouge (notre illustration) était toute guillerette en allant à l’école et j’avais du mal à la suivre. Les autres enfants aussi poussaient des cris d’excitation. Et tout adulte que je suis, je dois dire que je partageais leur allégresse devant un si beau spectacle.

007

Aveuglement

Hier matin, François Hollande était l’invité du 7/10 sur France Inter à l’occasion de la sortie de son livre Droit d’inventaire.

Je ne l’écoute pas religieusement, car le matin à la maison, entre trouver l’énergie de se lever, prendre la douche salutaire pour l’émergence de l’esprit, réveiller les filles et surveiller qu’elles s’habillent, prennent leur petit déjeuner, se brossent les cheveux, se lavent les dents, ont préparé leurs affaires de classe et leur goûter, se raser (sans penser trop à la présidentielle) et j’en passe, on ne peut garantir 100 % de cerveau disponible.

Bref, tout ça pour dire qu’il y a sans doute des propos de François Hollande qui m’auront échappé. Mais de ce que j’en ai retenu :

  1. « Vu l’état du PS aujourd’hui, je pense que j’ai été un bon premier secrétaire » (parce que « au PS on ne pense qu’à se bastonner donc si je n’avais pas été dans le consensus mou, ç’aurait été bien pire »).
  2. « Le PS a perdu en 2007 parce que je n’étais pas candidat ». Donc « je me prépare pour 2012 ».

Je pense qu’il ne faut pas seulement renouveler les dirigeants à la tête du Parti Socialiste. Je m’aperçois qu’il est temps aussi de renouveler également les conseillers politiques, ceux qui, dans l’ombre, sont capables de laisser ces hommes et femmes politiques égarés tenir des raisonnements aussi absurdes et déconnectés de la réalité.

Au suivant !

Participe hâtif

Puisque le fait que je sois webmestre du site PS de Colombes est un secret de polichinelle (et, par là-même socialiste — ouh la ! mon Dieu, que révèlé-je là ?!), il me semble qu’à ce double titre, j’ai une certaine légitimité à émettre quelques réflexions avisées sur l’affaire qui secoue depuis quelques jours le Landernau socialiste et/ou internautique, à savoir le nouveau site web de Désirs d’Avenir à 41 k€ (ouais, je parle en k€1 parce que je suis dans l’bizness).

En préalable, je signale que je tiens le rôle de webmaster comme bénévole (c’est à dire que je ne touche pas un centime pour ce travail) et amateur (parce que, même si je suis informaticien de profession, je ne suis pas spécialiste du web, juste un amateur éclairé).

  • Ceux qui raillent la très médiocre qualité du site en question, le jugent digne des années 90 finissantes, ont raison. Pourtant basé sur un moteur web moderne (on parle de CMS, et en l’occurrence de Joomla), il utilise un encodage (ISO-8859-1) qui tend à disparaître au profit du plus universel UTF-8, le code est truffé d’erreurs de syntaxe (on dit qu’il n’est pas valide et il existe des tas d’outils gratuit pour le vérifier). Sur la page d’accueil, on pourra constater que les menus ne sont pas tous centrés, qu’ils sont dans des polices de taille différente (ce qui produit un effet visuel déplorable), et puis en creusant, on constate que des liens ne fonctionnent pas, etc. Je vous laisse cliquer sur le web pour trouver mille articles plus détaillés que le mien.
  • On est évidemment en droit d’être choqué par le contraste entre la qualité très médiocre du site et le prix annoncé pour sa réalisation, plus de 40 000 euros, quand les tarifs habituels pour un site de complexité moyenne sont environ 4 à 8 fois moins élevés (si vous êtes sympa, vous trouverez même des webdesigners qui vous feront un truc pas si mal pour 1000 ou 2000 euros).
  • À moins d’être très naïf, on ne sera pas trop surpris d’apprendre que c’est un copain de Ségolène Royal qui a empoché le juteux marché (encore que j’ai lu – mais pas vérifié – que Pierre Bergé, riche mécène de Désirs d’Avenir, a annoncé qu’il refusait de payer la facture). Si j’étais webmestre dans l’écurie Royal, je crois que je serais très en colère et dépité que, sur ce sujet-là, on n’ait pas été plus « participatif ».
  • Ce que je trouve assez lamentable, en tout cas, c’est que Ségolène se plaigne d’un lynchage médiatique. Faut dire que quand on se retrouve prise en flagrant délit de copinage doublé d’incompétence, jouer les victimes peut faire figure de ligne de défense. Mais les hommes politiques (de tout bord) ne sont pas très doués pour les mea culpa.
  • Pour finir, je conseille à tous les webmestres débutants (parce que je suppose que les pro n’ont pas besoin de mes conseils) de Colombes ou d’ailleurs de se munir des outils suivants :
    1. le navigateur Firefox
    2. son extension Firebug (qui permet la mise au point des feuilles de style de manière remarquable)
    3. son autre extension HTML Validator (qui permet de vérifier instantanément le respect des normes syntaxiques du code)
    4. et également un outil permettant de tester « en local » le site qu’on développe, avant de le publier en ligne (par exemple WAMP, MAMP, etc.)

Hop ! Au boulot !

  1. Toi aussi, parle comme un trader ! 1 k€ = 1 kilo euro = 1000 €. Demain, nous parlerons des M€. []

Chauffe, Marcel !

Des orages étaient annoncés pour ce samedi, mais c’est sous un ciel bienveillant et avec des températures estivales que s’est déroulée la kermesse de fin d’année à l’école Marcel Pagnol où étaient scolarisées pour la dernière année ensemble mes deux filles (Esther restera à Marcel Pagnol l’année prochaine, mais Victoria fait son entrée – tadaaaa – au collège !).

De crainte d’un arrosage céleste, le dispositif « habituel » (on prend très vite des habitudes !) était inversé : la scène était sous le chapiteau protecteur tandis que le fumeux stand saucisse-merguez était relégué au coin opposé de la cour. Eh bien c’était très pratique ainsi et pluie ou pas pluie, je pense qu’il mériterait d’être reconduit les années suivantes. Les enfants étaient tous réunis, par classe, autour de cette scène dans un « périmètre de sécurité » et les enchaînements d’un spectacle à l’autre étaient fluides. Les différents numéros étaient variés, originaux et ce spectacle m’a semblé plus rythmé que les années précédentes. Un grand bravo aux organisateurs et aux participants pour leurs efforts ! En lire plus »

Login